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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 13:42
Les différents courants du bouddhisme s'appuient sur de nombreux textes compilés après la mort du Bouddha, celui-ci n'ayant rien écrit. La transmission des paroles du Bouddha s'est faite oralement pendant 500 ans environ, avant que les suttas du canon pāli ne commencent à être écrits.
La base du canon bouddhique est constituée de textes en pāli, sanscrit, chinois et tibétain ; le bouddhisme au Japon s’appuie aussi de façon importante sur des textes composés en japonais. Les premiers textes bouddhiques furent tout d’abord rédigés en prakrits, langues indo-aryennes vernaculaires proches du sanscrit, dont fait partie le pāli, langue du canon theravada. Les textes du canon mahayana furent rédigés dans une variété de prakrits, puis ultérieurement traduits en une forme hybride de sanscrit 1. Certains néanmoins furent directement écrits en sanscrit par des philosophes d’origine brahmane comme Nagarjuna, ou dans les grands centres d’études comme Nalanda.
Ils furent par la suite traduits de prakrit ou de sanscrit en chinois à partir du milieu du IIe siècle, puis de prakrit, sanscrit ou chinois en tibétain quelques siècles plus tard. Des apocryphes, commentaires et traités furent rédigés en chinois et tibétain, ainsi qu’en japonais.
Ces textes se sont longtemps transmis à travers des copies successives. En ce qui concerne le canon pāli, le climat d’Asie du Sud-Est et du sud de l’Inde était particulièrement défavorable à la conservation des supports végétaux (feuilles, écorces) sur lequel il était couché. La Pali Text Society fondée au XIXe siècle pour l’étude et la traduction en anglais de ce canon n’a pas trouvé d’exemplaire antérieur au XVIIIe siècle. Les fragments de textes bouddhiques les plus anciens connus à ce jour 2, un Abhidhamma sarvastivadin sur écorce de bouleau, datent des deux premiers siècles de notre ère et proviendraient du Gandhara où ils auraient été conservés dans des jarres de terre.
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 17:59
Plaute (v. 254-184 av. J.-C.), poète comique latin très populaire dans la Rome antique, qui sut adapter au goût romain le théâtre des dramaturges grecs. Titus Maccius Plautus, dit Plaute, naquit à Sarsina, en Ombrie. La légende veut qu'il se soit rendu à Rome dans sa jeunesse, où il aurait gagné de l'argent en travaillant dans le milieu du théâtre. Ruiné par de mauvaises affaires, il aurait ensuite gagné sa vie dans un moulin, et commencé à la même époque à écrire des pièces de théâtre. Son œuvre, écrite essentiellement pendant les vingt dernières années de sa vie, regroupe une centaine de comédies, dont seulement une vingtaine a été préservée. Les comédies de Plaute prennent pour modèles des œuvres de Ménandre, Philémon, Diphile et d'autres maîtres de la nouvelle comédie grecque. Plaute les adapta à son public de Rome en y ajoutant de nombreuses références latines et en y introduisant des chants et des danses pour ne laisser finalement aux dialogues qu'un tiers de la durée de chaque pièce. En outre, ses pièces, moins raffinées que leurs modèles grecs, étaient souvent des farces bien plus drôles, car il sut dessiner à grands traits des personnages très typés, mis en scène dans des histoires d'amour, de mensonges et de confusion d'identité aussi drôles que peu vraisemblables. De plus, doté d'un grand sens du comique de langage, Plaute utilisa habilement le latin familier. Parmi ses pièces, signalons des parodies mythologiques, comme Amphitryon, qui inspira à Molière la pièce du même nom en 1668, mais aussi la Cassette, les Trois Écus, le Marchand, la Comédie de l'âne, le Trompeur ou encore la Maisonnette.
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 07:08

ÆLIUS LAMPRIDIUS

Il vivait au début du IVe siècle, sous les règnes de Dioclétien et de Constantin le Grand, auxquels il dédia ses écrits.

Vie de Commode Antonin

I. On a assez discuté sur les parents de Commode Antonin dans la Vie de Marc Antonin. Quant à lui, il naquit à Lanuvium avec un frère jumeau qui fut nommé Antonin, la veille des calendes de septembre, son père et son oncle paternel étant consuls, dans cette même ville où, dit-on, son aïeul maternel avait pris naissance. Pendant que Faustine était enceinte de Commode et de son frère, elle rêva qu’elle accouchait de deux serpents, dont l’un était plus féroce que l’autre. Enfin elle mit au monde Commode et Antonin ; celui-ci mourut à l’âge de quatre ans, malgré la prédiction des astrologues, qui, d’après le cours des astres, lui avaient promis une fortune égale à celle de Commode. Après la mort de ce frère, Marc Antonin essaya de donner de l’instruction à ommode, tant par ses propres leçons que par celles d’hommes éminents et recommandables. Il eut pour maître des lettres grecques, Onésicrite ; des lettres latines, Capella Antistius : pour maître d’éloquence, Ateius Sanctus. Mais tous ces doctes enseignements ne produisirent en lui aucun fruit : tant est grande la force du naturel, ou puissant l’ascendant de ceux qui, dans le cours, se mêlent de l’éducation des princes ! Dès sa plus tendre enfance, il fut dépravé dans ses goûts, sans probité, cruel, débauché, dissolu en paroles, infâme en actions. Bientôt, se livrant à des occupations d’artisan peu dignes du rang d’un empereur, il modelait des vases, il dansait, il chantait, il jouait de la flûte, il faisait le bouffon, et semblait tenir à passer pour excellent gladiateur. Il avait douze ans quand il donna, à Centumcelles, le premier indice de sa cruauté. L’eau de son bain s’étant trouvée trop chaude, il ordonna que l’esclave qui l’avait préparée fût jeté dans la fournaise ; mais, pour lui faire croire, par l’odeur, que son ordre était exécuté, son gouverneur y fit brûler la peau d’un bouc. Il reçut le nom de César en même temps que son frère Sévère ; à quatorze ans, il fut admis au collège des prêtres, et, au moment où il prit la toge, les voeux unanimes des jeunes chevaliers le nommèrent prince de la jeunesse. Il portait encore la prétexte, qu’il fit des largesses de blé au peuple, et vint s’asseoir dans la basilique de Trajan.

II. Il fut revêtu de la toge le jour des nones de juillet ; à pareil jour Romulus avait disparu de dessus la terre, et en ce moment Cassius abandonnait Marc Antonin. Recommandé aux soldats, il partit avec son père pour la Syrie et pour l’Égypte, et revint à Rome avec lui. Par dispense de la loi sur l’âge requis pour les magistratures, il fut fait consul, reçut le titre d’empereur avec son père, le 5 des calendes de décembre, sous le consulat de Pollion et d’Aper, et triompha avec lui, d’après un décret du sénat. Il suivit encore son père à la guerre de Germanie. Mais des gardiens de sa conduite il ne put supporter les plus honnêtes, il ne retint que les plus corrompus, et lorsqu’on les lui retira, il les regretta jusqu’à devenir malade ; par faiblesse, son père les lui rendit ; il fit alors des appartements du palais des tavernes et des lieux de débauches continuelles, et ne ménagea plus ni la pudeur ni les dépenses ; il établit des jeux dans sa maison ; il recueillit de ces femmes d’une beauté trop connue, et en fit comme des appâts de mauvais lieux, pour corrompre les femme honnêtes. Il imita les marchands qui courent les foires. Il achetait des chevaux de trait, et, en habit de cocher, conduisait des voitures ; il mangeait avec les gladiateurs ; il portait l’eau, comme valet de ces hommes méprisables qui tiennent maison de prostitution, tellement que vous l’eussiez cru né plutôt pour cette abjection que pour le poste éminent où le plaça la fortune.
Par duchemin - Publié dans : malaparte
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