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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 19:45
 Helene ZILETTI
1056576A
A S GERARDMER (2006,2005,2004,2003,2002,2001,2000)

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 Classement n°      mise à jour      place      club      Pts CNI      Pts CNS
 2007      Windsurf     RaceBoard     2 - Féminin      27/02/2007     21/47     A S GERARDMER     402     
 2006      Windsurf     RaceBoard     2 - Féminin      27/02/2007     24/72     A S GERARDMER     1196     49
 2005      Windsurf     RaceBoard     2 - Féminin      29/11/2005     16/36     A S GERARDMER     703     41
 2004      Windsurf     RaceBoard     2 - Féminin      17/12/2004     34/46     A S GERARDMER     739     16
 2002      Windsurf     Raceboard     Féminin      22/01/2003     31/41     A S GERARDMER     904
Pts CNI : nombre de points au Classement National Individuel (CNI)
Pts CNS : nombre de points que le coureur pourra apporter à son club au titre du CNI


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Le site sportif a évolué : les classements ci-dessous sont exhaustifs, à jour 24H max après transmission des résultats par les clubs organisateurs.

 Année      bateau      dates      place      niveau      libellé      club           Pts      R1     R2     R3     R4            Classements n°
 2007     RaceBoard     15/10/2006      7 / 14     Régional     Jour de froid / Sélective de ligue planche     A S GERARDMER    402    m    .    .    .           , 2
 
 2006     "     11/06/2006      13 / 25     Régional     Régate crédit mutuel     A S GERARDMER    385    m    .    .    .           , 2
      "     06 au 07/05/2006      13 / 16     Interrégional     Interligue planche à voile     A S GERARDMER    382    M    .    .    .           , 2
      "     23 au 27/04/2006      16 / 27     Régional     Régate des prairies de la mer     A S GERARDMER    328    M    .    .    .           , 2
      "     16/10/2005      3 / 3     Régional     SL Gérardmer     A S GERARDMER    101    M    .    .    .           , 2
 
 2005     "     12/06/2005      6 / 7     Régional     Régate Crédit Mutuel     A S GERARDMER    168    m    .    .    .           , 2
      "     07 au 08/05/2005      8 / 10     Interrégional     Interligue de Gérardmer     A S GERARDMER    396    M    .    .    .           , 2
      "     24 au 30/04/2005      11 / 12     Régional     Régate des Prairies de la mer     A S GERARDMER    139    M    .    .    .           , 2
 
 2004     "     13/06/2004      10 / 10     Régional     Régate Crédit Mutuel     A S GERARDMER    101    M    .    .    .           , 2
      "     01 au 02/05/2004      12 / 17     Interrégional     Interligue de Gérardmer     A S GERARDMER    505    M    .    .    .           , 2
      "     04 au 09/04/2004      13 / 14     Régional     Régate des Prairies de la mer     A S GERARDMER    133    m    .    .    .    
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 22:15
L'exil d'Apollon

Apollon dans l'exil végète sur la terre.
Dépouillé de sa gloire, il a fui loin du ciel,
Errant, comme l'aiglon qu'a rejeté son père
Loin du nid maternel.

Ah ! plaignez le destin du dieu de l'harmonie !
Des plus vils des humains il a subi la loi ;
Et celui dont l'Olympe admirait le génie
Est l'esclave d'un roi !

Près des lieux où l'Ossa lève sa crête altière,
Morne, il va conduisant ses troupeaux vagabonds,
Réduit au pain grossier qu'on jette pour salaire
Aux pâtres de ces monts.

Il est nuit : dans les parcs, tout se tait, tout sommeille ;
On n'entend que le bruit du sauvage torrent,
Ou la voix de l'agneau qu'un autre agneau réveille,
Et qui bêle en rêvant.

Qu'il est doux, le parfum de ces forêts lointaines !
Qu'il est grand, le tableau de ce monde étoilé !
Mais quels tableaux, hélas ! peuvent charmer les peines
De l'auguste exilé ?

Astres, soleils divins, peuplades vagabondes,
Yeux brillants de la nuit qui parsemez les cieux,
Qu'êtes-vous pour celui qui du père des mondes
A vu de près les yeux ?...

Le front nu, le regard levé vers les étoiles,
Sous l'abri d'un laurier le dieu s'est étendu,
Et son oeil enivré cherche à percer les voiles
Du ciel qu'il a perdu.

Ses doigts courent sans but sur sa lyre incertaine ;
Errant de corde en corde, il prélude longtemps,
Puis, tout à coup, cédant au transport qui l'entraîne,
Il exhale ces chants :

" Que voulez-vous de moi, visions immortelles ?
" Douloureux souvenirs, ineffables regrets !
" Que voulez-vous ? pourquoi m'emporter sur vos ailes
" Aux célestes palais ?

" J'entends encor le bruit de leurs fêtes brillantes ;
" Sous ces lambris d'azur, d'où me voilà tombé,
" Je sens, j'aspire encor les vapeurs enivrantes
" De la coupe d'Hébé.

" Je vois les dieux assis sous les pieds de mon père !
" Je les vois, de son front contemplant la splendeur,
" L'oeil fixé sur ses yeux, brillants de sa lumière,
" Heureux de son bonheur.

" Même voeu, même soin, même esprit les anime.
" Chacun d'eux, l'un de l'autre écho mélodieux,
" Sait comprendre et parler cette langue sublime
" Qu'on ne parle qu'aux cieux.

" Mais moi, qui me comprend dans mes chagrins sans nombre,
" Qui peut sentir, connaître, alléger ma douleur ?
" Hélas ! pour compagnon je n'ai plus que mon ombre,
" Pour écho que mon coeur.

" Ces pâtres ignorants à qui mon sort me lie,
" Bruts comme les troupeaux qu'ils chassent devant eux,
" Peuvent-ils deviner d'une immortelle vie
" Les besoins et les voeux ?

" Ont-ils vu les rayons dont brille mon visage ?
" Sauraient-ils distinguer mes lyriques accents
" De ces cris imparfaits, de ce grossier langage,
" Qu'ils appellent des chants ?

" Fixant sur mes regards un stupide sourire,
" Ils s'étonnent de maux que nul d'eux n'a soufferts ;
" Cet étroit horizon, où leur âme respire,
" Est pour eux l'univers.

" J'ai vécu d'une vie et plus haute et plus fière !
" Ma lèvre, humide encor du breuvage des dieux,
" Rejette avec dégoût les flots mêlés de terre
" Qu'il faut boire en ces lieux.

" Ô mon père ! ô mon père ! à quelle mort vivante
" L'enfant de ton amour est ici-bas livré !
" Pourquoi le triple dard de ta flèche brûlante
" Ne m'a-t-il qu'effleuré ?

" Frappe ! éteins dans mon sang ta colère implacable !
" Brise à jamais le sceau de ma divinité ;
" Délivre-moi du joug horrible, intolérable
" De l'immortalité ! "

Il disait. Mille éclairs ont déchiré la nue ;
L'aigle sacré descend sur ses ailes de feu ;
Et, parlant dans la foudre, une voix trop connue
Vient réveiller le dieu :

" Ô mon fils ! de tes maux supporte ce qui reste !
" Attends que de l'exil le temps soit accompli :
" Une fois épuisé, le sablier funeste
" Ne sera pas rempli.

" Ton père te punit ; mais il punit en père :
" Bientôt, volant vers toi sur un rayon du jour,
" Mon aigle descendra t'enlever de la terre
" Au céleste séjour.

" Là, mon coeur te réserve une place plus belle.
" Conduisant du soleil les coursiers vagabonds,
" C'est toi qui de sa flamme à la race mortelle
" Verseras les rayons.

" Alors, si, comme toi, quelque enfant du génie,
" A d'ignobles travaux forcé par le malheur,
" Élevait jusqu'au sein de ta gloire infinie
" Le cri de sa douleur ;

" Si, saisi du dégoût des choses de la terre,
" Jetant sur la nature un oeil désenchanté,
" Il écartait de lui la coupe trop amère
" De l'immortalité :

" Qu'à ton seul souvenir il reprenne courage ;
" Qu'il sache que l'injure ou l'oubli des humains
" Ne lui raviront pas le sublime héritage
" Qu'il reçut de tes mains !

" Le peuple des oiseaux, quand le temps les dévore,
" Tombe et reste englouti dans l'éternel sommeil :
" Le phénix sait revivre et s'élancer encore
" Aux palais du soleil. " Polonius
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 07:17
La Lettre des Economistes

 

     
Revue bimestrielle d'information, de débat, de communication et d'analyse économique.
Cette initiative s'inscrit dans le renouveau des politiques d'aide publique au développement qui s'est dessiné avec l'adoption des objectifs du millénaire en 2000 et a été confirmé par les promesses d'accroissement de l'effort d'aide faites au sommet de Monterrey en 2002 et par des débuts de mise en oeuvre encourageants. L'Aide publique au développement apparaît dorénavant comme l'une des politiques centrales dans la gouvernance de la mondialisation. Par ses missions et son activité, l'Agence française de développement est au coeur de ce mouvement. Elle aborde et soutient ce renouveau en repensant sa stratégie et son organisation autour de quelques idées fortes : mieux cerner les objectifs poursuivis, en lien avec les objectifs mondiaux ; adapter les instruments utilisés ; améliorer les méthodes d'intervention et la coordination entre les bailleurs de fonds ; mieux apprécier l'impact des réalisations et développer des instruments de mesure de la performance.
 
Dans cet esprit, tous les deux mois, les lecteurs trouveront tour à tour des analyses sur l'évolution des concepts de l'aide et des politiques d'aide, des développements sur l'actualité économique des zones d'intervention de l'AFD, une présentation des principaux travaux et publications de l'AFD. Le champ de la lettre est celui de l'économie au sens large, incluant à la fois l'étude des situations et problématiques économiques et l'analyse des outils et des institutions.
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 03:48
A. Lucrèce : sa vie, sa personnalité et sa survie

 
À l'exception de la date (probable) de sa naissance (vers 98 a.C.n.) et de celle, plus sûre, de sa mort (55 a.C.n.), la vie de Lucrèce est "un monceau d'incertitudes" (J. Bayet). La seule "biographie" qui nous soit parvenue de lui tient en trois lignes. Elles sont de saint Jérôme (fin IVe - début Ve siècle) : "Jeté dans la folie par un philtre d'amour, après avoir écrit quelques livres dans les intervalles de sa folie -- livres que Cicéron corrigea --, il se tua de sa propre main à l'âge de 43 ans".

Mais les modernes restent sceptiques devant ces renseignements. Que l'ennemi farouche de l'amour qu'était Lucrèce (cfr la fin du chant IV) ait été victime d'un philtre, vengeance d'une amoureuse déçue, et qu'il en ait perdu la raison, cela paraît un assez "mauvais roman". Par ailleurs, Lucrèce, athée pratique, était aux yeux des chrétiens un poète impie, et il ne serait pas exclu que certains d'entre eux aient tenté à posteriori de discréditer son oeuvre en la mettant au compte de la folie. Bref, rien ne nous oblige à admettre les détails du philtre et de la folie.

D'autant plus, en ce qui concerne cette dernière, qu'il s'est avéré vain et presque ridicule de retrouver dans son oeuvre, si lucide, une trace quelconque d'un dérangement mental. Certains signes d'inachèvement sont par contre bien apparents et confirment que, pas plus que l'Énéide, l'oeuvre de Lucrèce n'a reçu la forme définitive que son auteur aurait souhaitée. On peut donc en conclure qu'il est mort prématurément, mais cela n'implique pas nécessairement un suicide. Toutefois les modernes sont en général assez portés à accepter ce détail : le suicide n'était pas contraire à la doctrine épicurienne et d'autre part, une étude psychiatrique du "cas Lucrèce" le rend assez plausible (Dr Logre, L'anxiété de Lucrèce, Paris, 1946).

Et le rôle de Cicéron ? D'après saint Jérôme, Cicéron aurait "corrigé" (emendare) l'oeuvre de Lucrèce, ce qui implique pratiquement son édition. Qu'en est-il exactement ? Ici encore on ne peut rien dire de précis. On trouve bien dans la Correspondance de Cicéron (Ad Quintum fratrem, II, 9, 3), l'année qui suit la mort de Lucrèce, une allusion à son poème, sous forme d'un jugement littéraire : Lucrèce a de brillantes qualités naturelles, et aussi beaucoup de métier (Lucreti poemata ut scribis ita sunt : multis luminibus ingenii, multae tamen artis). C'est tout !

On ne connaît même pas la situation sociale de sa famille : est-il un nobilis ? Est-il d'origine modeste ? Appartient-il à la classe des chevaliers ? Diverses hypothèses ont été avancées. Son poème, par ailleurs, est dédié à un certain Memmius, auquel Lucrèce semble très attaché et qu'il veut convertir à l'épicurisme. Mais même l'identification de ce Memmius, tout en étant probable, n'est pas absolument certaine.

Si sa vie est bien "un monceau d'incertitudes", il serait toutefois exagéré de dire que nous ne connaissons rien de Lucrèce, car il reste l'essentiel : son oeuvre, et c'est d'elle que viennent les renseignements les plus sûrs. Mais ce qu'elle nous livre, ce sont moins des détails biographiques (familiarité avec Rome, éducation soignée, culture grecque, par exemple) que des traits de sa personnalité : son enthousiasme, presque mystique, pour son maître Épicure; sa passion pour la vérité et pour la science; son caractère entier; son sens de l'observation; ses dons d'imagination; son amour pour les hommes et pour tous les êtres vivants; sa compassion pour les misères de l'humanité; sa compréhension pour les faiblesses humaines; son intelligence puissante et logique; sa sensibilité, qu'il ne parvient pas à refouler; son anxiété; son pessimisme, etc.

On peut s'interroger sur les raisons de notre ignorance de sa biographie. Toutes ces incertitudes qui planent sur sa vie sont curieuses. Sans doute Lucrèce a-t-il mis en pratique le précepte de son maître Épicure ("Vis caché"; en grec lathe biôsas); la politique, par exemple, ne l'a jamais attiré. Mais il semble aussi et surtout avoir été victime d'une sorte de "conspiration du silence". Parmi ses contemporains les plus immédiats, Cicéron, si abondants que soient ses écrits conservés, n'y a fait qu'une rapide allusion, dans sa Correspondance, on l'a vu plus haut. Dans ses ouvrages philosophiques, Cicéron ne le mentionne même pas, alors qu'il y traite si souvent de l'Épicurisme et des Épicuriens.

Les poètes du temps d'Auguste gardent à peu près le même silence. Horace, Tibulle, Properce, n'en disent pas un mot. Plus curieusement, Virgile, pourtant profondément imprégné de l'oeuvre de Lucrèce qu'il imite largement, ne cite même pas son nom. À la rigueur, un passage des Géorgiques (II, 490-492) pourrait contenir une allusion à Lucrèce ou ... à Pythagore ! Ovide représente une exception : il le loue ("Les poèmes du sublime Lucrèce ne périront que le jour où le monde entier sera détruit", dans les Amores, I, 15, 23). Chez les auteurs postérieurs, on ne rencontre que l'une ou l'autre mention de Lucrèce, sans plus, et les apologistes chrétiens (Arnobe, Lactance) lui emprunteront, pour les réfuter, des arguments qu'on pourrait opposer au christianisme.

Peut-être Lucrèce, par ses idées audacieuses, a-t-il gêné successivement Auguste dans son effort de restauration religieuse, et les premiers chrétiens dans leur apostolat. Mais plus profondément, il a dû être, dans un certain sens, à contre-courant de la mentalité religieuse romaine, par son athéisme pratique et surtout sa haine contre les formes religieuses établies. Rome n'a guère dû aimer ce fils qui sapait avec tant d'art et de violence l'une de ses institutions fondamentales : la religion, avec notamment le respect strict des formes extérieures du culte.

Les conséquences de cet étouffement faillirent être catastrophiques pour l'oeuvre de Lucrèce : il semble qu'au VIIIe siècle, il n'ait plus existé de son poème qu'un seul et unique manuscrit.

L'auteur fut redécouvert à la Renaissance : Montaigne le cite à plusieurs reprises. Les philosophes du XVIIIe siècle l'exaltèrent. Notre époque l'a remis à l'honneur, et il nous apparaît comme un très grand poète, que plusieurs même mettent au-dessus de Virgile (affaire bien sûr de goût personnel).

Cela ne signifie toutefois pas qu'il ait conquis droit de cité dans toutes les classes d'humanités. Absent naturellement de la ratio studiorum élaborée au XVIe siècle par les Pères Jésuites et dont dépend toujours, pour l'essentiel, notre "canon des auteurs", Lucrèce figure aujourd'hui au programme des enseignements libre et officiel, parmi les auteurs facultatifs. Mais les traditions sont très fortes, et les professeurs qui lui accordent autre chose qu'une mention rapide et superficielle ne sont pas tellement nombreux.
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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 21:19
RENAISSANCE

La neige est une pensée
qui tombe, un souffle continuel
d'ascensions, de boucles,de spirales
de plongeons dans la terre
comme de blanches lucioles
désirant se poser, prises
dans la bourrasque
entre les maisons
plongées comme des mites
dans leur propre lumière
comme un qui s'étonne
que la neige soit une longue mémoire
d'aile qui traverse l'hiver.

Steve Crow
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